Abidjan, le 11-08-2026 (Afrikmonde.com) Le député-maire de Yopougon, Adama Bictogo, a présidé mardi une réunion extraordinaire du conseil municipal consacrée au bilan de la célébration du 66ème anniversaire de l’Indépendance, quatre jours après un défilé qui a fait de la commune la plus peuplée de Côte d’Ivoire l’épicentre, pour la première fois de son histoire, de la fête nationale. Réunis dans la salle des mariages de la mairie, adjoints, conseillers municipaux, chefs de villages, de communautés et de quartiers, ainsi que des guides religieux, ont entendu un discours mêlant gratitude, annonces structurantes et mise en garde contre tout relâchement.
Le maire a salué une mobilisation transpartisane sans précédent, remerciant nommément les représentants du RHDP, du PDCI-RDA, du COJEP et du FPI présents à ses côtés « non seulement le 7 août, mais durant toute la semaine ». Il a insisté sur l’ampleur inédite de l’adhésion des chefs traditionnels et religieux à la démarche. « Pour ma petite expérience de près de trois ans, jamais les chefs de communauté n’ont été aussi nombreux », a-t-il déclaré, avant de résumer l’esprit de cette union : « Il n’y a ni musulmans, ni chrétiens, ni évangélistes, il y a que nous sommes les enfants de Yopougon ». Il a par ailleurs rappelé que ce choix de commune hôte « relève de la seule volonté du président de la République » Alassane Ouattara, envers qui il a dit sa reconnaissance.
Le succès populaire du Village de l’Indépendance, qui a enregistré jusqu’à 7 500 visiteurs par jour et s’est révélé, selon le maire, « l’endroit le plus adoré par les touristes qui venaient à Abidjan », a conduit le Comité d’organisation à décider sa pérennisation. « On va rapidement rouvrir », a-t-il annoncé, précisant qu’un espace numérique serait ajouté au site pour que « les jeunes n’aillent pas que pour boire », mais aussi « pour s’instruire, pour les start-up ». Un guichet de financement de 500 millions de francs CFA destiné aux projets de jeunesses, déjà négocié avec le ministère compétent, doit y être installé « dans les deux semaines », tandis que les stands des artisans seront reconstruits sur la base d’un plan architectural confié aux ingénieurs municipaux.
Sur le volet infrastructures, Adama Bictogo a réaffirmé l’interdiction de toute occupation anarchique des accotements du Boulevard de la Solidarité, tout en se réjouissant de la réhabilitation express de la Place Ficgayo, S’agissant d’un éventuel changement de dénomination de la place, le maire a refusé toute précipitation : « Je ne suis pas dans la démarche de changer un nom ». Il a rappelé son projet, annoncé dès sa campagne municipale, d’y construire à terme un « palais de la culture modulable », dont la vocation définitive déterminera, selon lui, une éventuelle nouvelle appellation.
En matière de propreté urbaine, jugée « notre grand problème », le maire a annoncé la création, par arrêté pris le jour même, d’une brigade de salubrité indépendante de la police municipale, placée sous l’autorité directe de son cabinet. « Cette brigade-là ne répondra que de moi-même », a-t-il déclaré, en complément de la rémunération des cinquante chefs de comités locaux d’assainissement déjà à l’œuvre dans les quartiers.
Le calendrier du prochain conseil municipal ordinaire, fixé au lundi 7 septembre, a été détaillé en sept points : salubrité, aménagement des accotements et des routes, transformation du site du Village de l’Indépendance en espace permanent au Terminus 47, détermination de la vocation de la Place Ficgayo, inauguration du marché de gros, projet de nouvelle gare routière porté par un opérateur privé, et point d’étape sur le chronogramme des marchés communaux. Une réunion de consolidation des listes est par ailleurs programmée pour garantir une représentation équitable des quinze communautés de la commune dans l’attribution des logements sociaux.
La séance s’est achevée sur l’annonce d’une cérémonie de remerciement aux forces vives de Yopougon, prévue jeudi à 16h00 à la mairie, associant chefs traditionnels, partis politiques, jeunes et femmes de la commune.
Afrikmonde avec Sercom
