Action sociale :La Communauté Ahmadiyya fait don d’un centre de Santé à la Côte d’Ivoire

La communauté Ahmadiyya en partenariat avec l’ONG pakistanaise Humanity First International a fait don d’un centre de santé de haut plateau technique à la Côte d’Ivoire. Dénommé Nasroor Healthcare Center, cet établissement a officiellement ouvert ses portes le lundi 14 septembre, à Yopougon Gesco (quartier Monde Arabe). En présence, des premiers responsables de ces deux organisations et des autorités ivoiriennes.

Financé à hauteur de deux milliards de francs CFA, cette infrastructure d’une grande envergure est bâtie sur 10 000 m², dont 3 000 m² pour le bâtiment principal et 7 000 m² dédiés aux parkings et espaces extérieurs. Ce centre dispose de blocs opératoires, d’une unité de soins intensifs, ainsi que de services de cardiologie, de gastro-entérologie et de diagnostic avancé.

Représentant sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad, cinquième calife et chef mondial de la Communauté Ahmadiyya, Musa Mewa a inscrit ce projet dans une démarche spirituelle, rappelant que le service à l’humanité relève, selon l’Islam, d’une obligation de foi.

« Et souvenez-vous du moment où Abraham et Ismaël élevaient les fondations de la Maison, tout en implorant : « Notre Seigneur, accepte cela de notre part, car Tu es Celui qui entend tout, Tu es l’Omniscient’’ », a-t-il indiqué.

Le représentant du calife a par ailleurs, souligné que le service à l’humanité est indissociable de la foi musulmane. « L’Islam n’est ni une religion d’extrémisme, ni de violence, ni de terrorisme. C’est au contraire une religion d’amour, de compassion et de tolérance. Elle considère le service à l’humanité comme une obligation fondamentale qui incombe à ses fidèles. Servir l’humanité est en soi une forme d’adoration d’Allah », a-t-il affirmé.

Président de Humanity First International, Ahmad Yahya Sayed,  a fait observer pour sa part  la construction de ce centre de santé, répond à l’engagement  que prône son organisation en faveur de la dignité humaine.

« Nous avons voulu créer non pas un établissement de plus, mais quelque chose qui fasse véritablement la différence. Car la santé n’est pas seulement une affaire de maladie, elle est une affaire de dignité et d’espoir », a-t-il déclaré. Représentant la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, Alexis Djaha a lors de cette rencontre, salué cette contribution notable au développement du capital humain ivoirien.Faut-il le signifier, au-delà de Yopougon, le centre se veut un point d’appui dans l’espace de l’Union du Fleuve Mano — Côte d’Ivoire, Liberia, Sierra Leone, Guinée et dans l’ensemble de la CEDEAO.

 Paul Elie Kouakou