Abidjan, 24-04-2026 (AfrikMonde.com) Les grandes entreprises technologiques américaines poursuivent leurs ajustements stratégiques, au détriment de l’emploi. Ce jeudi, Meta et Microsoft ont annoncé des mesures d’ampleur visant à réduire leurs effectifs.
La maison mère de Facebook et WhatsApp prévoit de se séparer d’environ 10 % de ses salariés, soit près de 8.000 personnes. Parallèlement, le groupe renonce à pourvoir quelque 6.000 postes actuellement vacants. Cette décision s’inscrit dans un contexte d’investissements intensifs dans l’intelligence artificielle, un secteur devenu prioritaire.
Dans une communication interne, la directrice des ressources humaines, Janelle Gale, a expliqué que ces choix visent à optimiser le fonctionnement de l’entreprise tout en finançant ses ambitions technologiques. Meta cherche notamment à renforcer sa position dans le domaine de l’IA générative, où la concurrence reste particulièrement forte face à des acteurs comme OpenAI, Google ou Anthropic.
Cette nouvelle réduction d’effectifs intervient après plusieurs vagues de licenciements déjà engagées. En début d’année, environ 10 % des équipes travaillant sur les projets liés au métavers au sein de Reality Labs avaient déjà été touchées, soit près de 1.100 postes supprimés. D’autres coupes ont suivi au printemps, affectant différentes branches du groupe, des opérations internationales aux activités commerciales.
De son côté, Microsoft adopte une approche différente. Le groupe va proposer pour la première fois un programme de départs volontaires à la retraite destiné à une partie de ses employés aux États-Unis. Ce dispositif concernera environ 7 % des effectifs américains.
Selon les informations disponibles, ce plan s’adresse aux salariés dont l’âge et l’ancienneté cumulés atteignent au moins 70 ans. Les personnes concernées recevront davantage de détails dans les prochaines semaines.
Cette initiative s’inscrit dans une politique plus large de réduction des coûts, déjà amorcée par Microsoft ces dernières années à travers plusieurs vagues de licenciements. En juin 2025, l’entreprise comptait environ 228.000 employés dans le monde, dont plus de la moitié aux États-Unis.
Dans un message interne, la responsable des ressources humaines, Amy Coleman, a indiqué que ce programme vise à offrir aux employés éligibles la possibilité d’orienter la suite de leur carrière dans des conditions favorables, avec un accompagnement de l’entreprise.
Un article de Zoubida Senoussi.
