Aux États-Unis, la Cour suprême empêche une exécution à l’azote dans l’Alabama

Abidjan, 12-06-2026 (AfrikMonde.com) La Cour suprême américaine a suspendu jeudi 11 juin une exécution dans l’État de l’Alabama. En cause, la méthode utilisée. Jeffrey Lee, condamné à mort pour le meurtre de deux personnes, devait être exécuté par inhalation d’azote. Une cour d’appel fédérale avait estimé quelques jours plus tôt que cette méthode pourrait être contraire à la Constitution américaine.

C’est un revers surpris pour les autorités de l’Alabama, qui voulaient procéder à leur huitième exécution par inhalation d’azote. Une méthode dénoncée comme cruelle et inhumaine par des experts de l’Onu. Elle consiste à administrer de l’azote sous forme gazeuse à travers un masque placé sur le visage du condamné, provoquant sa mort par privation d’oxygène.

Dès son introduction, l’inhalation d’azote a suscité la controverse. Lors d’une récente mise à mort, le condamné aurait agonisé pendant près de vingt minutes, selon le témoignage d’un pasteur présent dans la salle d’exécution. Cinq prisonniers ont été tués de cette manière l’an dernier aux États-Unis, sur 47 exécutions enregistrées dans le pays.

C’est l’Alabama qui avait eu recours à l’azote pour la première fois aux États-Unis, en 2024. Jusqu’à présent, les exécutions sont principalement pratiquées par injection létale, mais les produits utilisés sont de plus en plus difficiles à se procurer.

Le peloton d’exécution, une méthode privilégiée par d’autres États

Certains États se sont donc tournés vers d’autres méthodes, notamment le peloton d’exécution, qui était d’ailleurs l’option privilégiée par le condamné Jeffrey Lee, âgé de 49 ans. Ce dernier a salué la décision de la Cour suprême.

Pour l’instant, la plus haute juridiction américaine s’est prononcée uniquement sur le cas de l’Alabama. Mais elle pourrait être amenée à se saisir plus largement de cette méthode d’exécution, désormais légalisée dans cinq États américains.

La peine de mort a été abolie dans 23 États américains sur 50. Dans trois autres, un moratoire est en place. Le président Donald Trump est un fervent partisan de la peine capitale, appelant à son plus large usage pour les « crimes les plus graves ».

Source: RFI