Côte d’Ivoire/Célébration de la Saint Sylvestre : Policiers et gardes pénitentiaires se battent

Man,01-01-2019 (AfrikMonde.com) La célébration de la Saint-Sylvestre était à deux doigts d’être dramatique dans la cité aux murs de pierres (Man). Une chaude bagarre a éclaté entre gardes pénitentiaires et policiers de 0 heure à 1h du matin. Des mineurs saoulés et presque dénudés, s’adonnaient à toutes sortes de dépravations. En effet, la capitale du grand Yacoubadougou Paris a fait une entrée fracassante dans la nouvelle décennie 2020.

Quand les 24 coups de minuit sonnent, les feux d’artifices ont retenti dans tous les coins de la ville. C’est ainsi que certains enfants indisciplinés se sont mis à jeter des pétards au rond-point de la préfecture et à proximité de la maison d’arrêt et de correction de Man. Mieux, ces enfants vont narguer la police qui rentre dans tous ses états. Une course poursuite sera engagée contre ces délinquants. C’est en ce moment qu’un garde pénitentiaire, en civil, revenant de sa virée avec sa copine derrière sa moto, et qui se rendait à sa base, tombe dans l’embuscade du groupement mobile d’intervention (GMI) très irrité. Pris, le garde pénitentiaire refuse de décliner son identité. Mieux, il refuse de se faire embarquer dans le pick-up de la police du GMI. C’est ainsi qu’une bagarre va éclater entre les deux corps.

Les 6 policiers n’ayant pas réussi y faire embarquer le garde pénitentiaire, font appel au renfort dont la gendarmerie. Entre temps, la copine du garde pénitentiaire part informer les collègues de son copain. Ces derniers arrivent rapidement, s’interposent, arrachent leur collègue des mains des policiers, sous les applaudissements nourris des badauds. Les policiers tentent alors d’embarquer la moto du garde pénitentiaire. Là encore, ils croisent le fer avec un autre qui ne lâche prise que sous les coups de matraque. La bagarre entre les deux corps aura duré plus d’une heure.

L’autre revers de la fête, les comportements de mineurs qui s’adonnaient à toutes sortes de dépravations. Sur la voie centrale de la rue Princesse de Doygouiné, des enfants presque nus, bouteilles de bière en mains, dansaient et chantaient pour la joie d’avoir, disent-ils, vu 2020. Selon eux, cette année particulière doit être célébrée particulièrement.

Doumbia Balla Moïse (Correspondant régional)

 

 

 

 

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