Dresser le bilan de l’année écoulée, capitaliser les apprentissages, renforcer la cohérence stratégique ainsi que l’engagement des partenaires, et finaliser le plan d’action 2026-2027 : tels étaient les principaux objectifs de la rencontre qui s’est tenue ce vendredi 26 juin à l’hôtel Caterina Resort de Grand-Bassam entre l’organisation TaRL Africa et le Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation (MENA).Au cours de cette session, les participants ont révisé les OKR (Objectifs et Résultats Clés) 2025-2026 en mettant en lumière les succès et les défis rencontrés. Ils ont également analysé la qualité et la dynamique des partenariats gouvernementaux sur la période écoulée, présenté la vision stratégique à long terme de TaRL Africa Côte d’Ivoire (2025-2030) et évalué le niveau d’institutionnalisation de cette approche de remédiation scolaire.
S’exprimant au nom de la ministre de l’Éducation nationale, Germain Zamblé Bi Zamblé, directeur des Écoles, Lycées et Collèges, a salué TaRL Africa pour son suivi rigoureux des politiques éducatives au sein des établissements.
« Nous saluons cette initiative, car elle rappelle à chaque acteur sa responsabilité et souligne que le système éducatif ivoirien a besoin de professionnalisme et de conscience professionnelle. Ces compétences fondamentales sont la base de tout apprentissage. J’appelle à un sursaut de conscience pour optimiser l’efficacité interne et externe de notre système éducatif. », a-t-il déclaré.
De son côté, Amos Dembélé, directeur pays de TaRL Africa Côte d’Ivoire, s’est réjoui des progrès observés sur le terrain, tout en reconnaissant que des défis majeurs restent à surmonter.
« Je me réjouis de voir qu’au fil des années, le niveau d’apprentissage des enfants s’améliore, comme en témoignent les résultats des tests de l’outil ASER. Je salue également le fait que nous ayons réalisé 99 % des activités planifiées pour cette année », s’est-il félicité, avant d’évoquer les réalités du terrain. « En parallèle, nous faisons face à certains freins liés à l’effectivité de la mise en œuvre des activités. Une approche peut être excellente, mais si elle n’est pas appliquée sur le terrain, elle ne produira pas les effets escomptés. À cela s’ajoutent le défi de la motivation des enseignants et celui de l’engagement communautaire autour des questions d’apprentissage. »
Le directeur pays a ensuite précisé : « Nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère pour garantir l’effectivité des actions lors du passage à l’échelle supérieure, afin de booster les résultats scolaires grâce à l’implication de toute la chaîne d’encadrement. »
Amos Dembélé a ,pour finir, assuré que l’appui technique octroyé au ministère restera total pour accompagner la Côte d’Ivoire face à la crise de l’apprentissage.
Paul Elie Kouakou
