La commercialisation agressive des substituts du lait maternel dans les établissements sanitaires réunit plusieurs experts de la nutrition à Abidjan #PNN

La table de séance se composait, de g à d, par le Directeur Coordonnateur du Programme National de Nutrition (PNN): Docteur KOUAME Oka René; le Directeur Général de la Santé (DGS): Professeur Mamadou SAMBA;
la Directrice Afrique de l’Ouest d’Alive&Thrive: MANISHA Thanarey et la Conseillère à la Présidence auprès du Vice Président, chargée de la Nutrition, l’Alimentation et du Développement de la Petite Enfance, Point Focal SUN : Docteur N’GORAN Patricia

10-3-2020 (AfrikMonde.com) A l’initiative du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, à travers le Programme national de nutrition (PNN), plusieurs experts de la nutrition se sont réunis, le mardi 10 mars 2020, dans le cadre d’un atelier à la Riviera, dans la commune de Cocody. Au menu, la restitution des résultats de l’évolution du code de commercialisation des substituts du lait maternel dans les établissements sanitaires à Abidjan.

Cet atelier dont l’objectif principal est de jeter les bases de la réflexion en vue d’une meilleure prise de décision, fait suite aux violations manifestes du décret portant sur le Code de commercialisation des substituts du lait maternel. A cet effet, au nom du Ministre de la Santé et de l’Hygiène qu’il représentait, le Directeur général de la Santé, Professeur Mamadou Samba, a rappelé que le Gouvernement ivoirien a fait de la nutrition une priorité nationale. A la clef, des efforts concertés et synergiques en vue d’améliorer la situation nutritionnelle avec un accent particulier sur les 1000 premiers jours de vie.

« En aidant les mères à adopter les pratiques d’allaitement recommandées, près de 50% des décès d’enfants de moins de deux ans causés par la diarrhée et la pneumonie pourraient être évités. En Côte d’Ivoire, cela correspond à près de 9 000 décès évitables d’enfants de moins de deux ans par an », a-t-il indiqué, avant de souligner les énormes bénéfices de l’allaitement qui demeure le mode le plus naturel de nourrir le bébé. Ce qu’il justifie d’ailleurs par l’adoption de la Stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant.

Poursuivant, Professeur Mamadou Samba s’est satisfait de ce que la Côte d’Ivoire enregistre une nette progression du taux de l’allaitement exclusif qui passe de 12% en 2012 à 23,5% en 2016. Il a reconnu que des efforts restent à faire, en vue de l’atteinte de l’objectif de 50% fixé par le Gouvernement pour 2021.

Faut-il le noter, l’étude relative à l’évolution du code de commercialisation des substituts du lait maternel dans les établissements sanitaires à Abidjan a été menée par le Programme national de nutrition, en collaboration avec le Secrétariat Exécutif du Comité National pour la Nutrition, l’Alimentation et la Petite Enfance (SE-CONNAPE) avec l’appui de Alive and Thrive et du bureau d’étude BEDSAH.

Elvire Traoré

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