Journée mondiale de l’environnement 2026 : Expertise France souligne son rôle significatif dans l’engagement climatique de la Côte d’Ivoire

A Abidjan, la cérémonie officielle de célébration de la journée mondiale de l’environnement, couplée du lancement officiel de la quinzaine nationale de l’environnement et du climat (QNEC) a eu lieu, le vendredi 5 juin 2026, sur l’esplanade des tours A et B de la cité administrative, autour du thème mondial : « Air – Action pour le climat » et du thème national « soyons la solution et non la pollution ».

Lors de cette commémoration, Alexandre Foulon, le directeur pays de Expertise France, a rappelé le rôle significatif de son institution dans la transparence climatique en Côte d’Ivoire. Il a indiqué que depuis 2023, le projet Transition bas carbone contribue au renforcement de la gouvernance climatique nationale, à l’amélioration de la transparence climatique, au développement des compétences des acteurs publics et à l’intégration des enjeux climatiques dans les politiques sectorielles.

légende : Alexandre Foulon Drirecteur Pays de Expertise France en Côte d’Ivoire. Ph:Dr.

Sur le volet de la gouvernance, a-t-il fait savoir, le projet de la transition bas carbone, a permis l’accompagnement à l’opérationnalisation de la Commission Nationale de Lutte contre les Changements Climatiques (CNLCC) l’organe de coordination interministérielle de référence.   Ce qui a conduit à la révision des Contributions Déterminées au niveau National

De même sur la transparence et la formation, à en croire, M. Foulon, ce sont plus de 400 agents publics qui ont été formés aux mécanismes MRV (Système de mesure, de notification et de vérification) dont 38 % de femmes. Toutes choses qui ont permis à la Côte d’Ivoire  de soumettre fin 2024 son premier Bilan de Transparence Biennal (BTR) à la Convention-Cadre des Nations Unies, à Bakou , en Azerbaïdjan.

Enfin, selon le directeur pays, grâce au projet Transition bas carbone, sur l’intégration des enjeux climatiques dans les politiques publiques sectorielles ce sont huit (8) initiatives structurantes qui ont été engagées au profit de six (6) départements ministériels, à savoir l’agriculture, la santé, les transports, les mines, l’assainissement, les ressources animales et halieutiques, démontrant que la transition bas carbone n’est pas le seul mandat du Ministère de l’Environnement.« Au-delà des chiffres, l’ambition d’Expertise France est simple : contribuer à faire du climat et de la protection de l’environnement une préoccupation partagée par tous les acteurs du développement, publics ou privés. Car la transition écologique ne pourra réussir que si elle est portée collectivement, par des coalitions d’acteurs partageant ces objectifs et ces intérêts », a-t-il souligné.

Sur la quinzaine nationale de l’environnement et du climat, ainsi que la journée mondiale de l’environnement, le directeur pays a rappelé que cette année, le thème national, « Soyons la solution, pas la pollution ! », interpelle que la protection de l’environnement n’est pas uniquement l’affaire des gouvernements ou des spécialistes. « Elle concerne chacun d’entre nous, dans nos choix quotidiens, dans nos modes de production, de consommation et de gestion de nos ressources naturelles », a-t-il soutenu.

légende: M. Ahoua Brou représentant la conféderation générale des entreprises de Côte d’Ivoire.Ph:Dr.

Le plaidoyer du patronat ivoirien  

Intervenant lors de cette rencontre, au nom du patronat, Ahoua Brou, a pour sa part fait remarquer que la capacité du secteur privé à répondre aux défis climatiques est fonction de trois impératifs. A savoir, la mise en place d’un cadre institutionnel consensuel, ainsi que des incitations en faveur des entreprises et d’un environnement des affaires propices à l’éclosion des emplois verts.

légende: le ministre de l’environnement et de la transition écologique.Ph/Dr.

Le gouvernement ivoirien réaffirme son engagement à contrer la pollution

Le ministre Abou Bamba a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire à lutter contre la pollution de l’air.  Bien avant, il a retracé les actions et les engagements de la Côte d’Ivoire en faveur de la lutte contre le changement climatique. Ces acquis, à l’en croire, se matérialisent entre autres par le renforcement du cadre juridique notamment avec la prise du décret n°2013-327 du 22 mai 2013 portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de la détention et de l’utilisation des sachets plastiques. A cela s’ajoute, l’amélioration de la qualité de l’air par la mise en œuvre d’un plan national contre les polluants climatiques de courte durée, visant une réduction de 30 % des émissions de méthane et de carbone noir d’ici 2030. Sans omettre le projet de reboisement du couvert forestier ivoirien avec pour objectif la restauration de 20% du couvert forestier initial d’ici 2030, soit près de 3 millions d’hectares à replanter, le projet d’accélération vers la transition énergétique et la mobilité propre dont le but est de promouvoir la mobilité électrique constitue une priorité environnementale, sanitaire et économique, etc.

Paul Elie Kouakou