Abidjan,21-12-2019 (AfrikMonde.com) Face à la presse, le jeudi 19 décembre à Abidjan-Plateau, le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman Kouakou a été clair : « le Burida ne devrait plus payer des droits en dessous du Smig. Un droit d’auteur minimum garanti de 60.000 F CFA devrait désormais être la plus petite somme à verser à un artiste. D’où cette répartition en cours touchera 3.257 artistes, la plus grosse répartition de l’histoire du Burida », a-t-il dit lors De la 10 e édition des »Rendez-vous du gouvernement, autour du thème :’’ : Promotion de la Culture ivoirienne : acquis, défis et perspectives’’
Au cours des échanges, le ministre Bandama a souligné que le gouvernement de Côte d’Ivoire, dans ses ambitions les plus hautes, affecte à la culture diverses missions, notamment le sentiment d’appartenance à une même famille, le partage de valeurs communes, la fierté de partager des richesses culturelles matérielles et immatérielles, le rassemblement et l’union par « cultures, l’amitié, l’amour, la fraternité, l’hospitalité, la paix par nos cultures. »
Selon lui, malgré cette diversité culturelle, son action est régie par une ligne directrice et cohérente dont le but est de promouvoir l’unité et l’union des ivoiriens. D’où le slogan »l’art et la culture nous rassemble’ ‘Poursuivant, il a expliqué que toute politique culturelle s’appuie sur un cadre juridique et réglementaire. Il s’est également prononcé sur le renforcement du cadre juridique et élargissement de l’offre de coopération et de l’outil opérationnel et administratif, deux autres lois en attente de programmation à savoir la loi sur les langues nationales, la loi sur le patrimoine national. Sans toutefois omettre des ratifications de nombreux traités et la signature de nombreuses conventions et d’accord de partenariat et de coopération avec des pays notamment le Burkina Faso, le Sénégal, la France, l’Espagne, l’Italie, le Maroc, la Chine, le Portugal, le Quatar…
Quant au patrimoine matériel et immatériel, le ministre a rassuré qu’il est à pied-œuvre pour faire inscrire d’autres biens sur les prestigieuses listes de l’UNESCO en dehors de l’inscription de la ville historique de Grand-Bassam en juin 2012, les Balafon Djeguele et Sénoufo sur la liste du patrimoine immatériel en décembre 2013 et le masque gouro Zaouli en décembre 2017. S’agissant des différents secteurs d’activités, le Ministre s’est vraiment réjoui de l’avancée notable depuis qu’il est à la tête de ce département culturel.
Revenant sur le Burida, le ministre a rassuré les artistes quant aux perspectives qui sont encore plus heureuses.A juste titre, il a estimé que le Burida ne devrait plus payer des droits en dessous du Smig. Un droit d’auteur minimum garanti de 60.000 F CFA devrait désormais être la plus petite somme à verser à un artiste.
Initiée par le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), cette 10 ème édition, selon Mme Pélagie Bandaman Folquet, responsable de la division administrative et finance du CICG, représentant le Directeur général, Bakary Sanogo, cette tribune est un cadre d’échanges entre les journalistes et le gouvernement. Mieux, une plateforme pour davantage faire comprendre aux populations, les actions et décisions du gouvernement.
Médard KOFFI
