Urbanisation en Afrique Subsahérienne : Beugré Mambé salue la pertinence d’un rapport de la Banque mondiale

Abidjan, le 30-10-2026 (AfrikMonde.com) Le rapport phare du Groupe de la Banque mondiale intitulé : « L’éveil urbain de l’Afrique subsaharienne : catalyser la croissance économique et la création d’emplois », a été lancé le jeudi 29 octobre 2026, au cours d’une cérémonie organisée à Abidjan-Plateau. La cérémonie a eu lieu en présence de plusieurs personnalités au nombre desquelles le Premier ministre, Robert Beugré Mambé. Le rapport, faut-il le noter, met en lumière les obstacles qui empêchent l’Afrique de tirer pleinement profit de son potentiel d’urbanisation ; analyse les principaux défis à relever, chacun correspondant à un type d’espace urbain différent et ; formule des solutions à la lumière du cadre stratégique du Groupe de la Banque mondiale, pôle emploi, qui s’articule autour de trois piliers essentiels. A savoir les infrastructures physiques, le cadre règlementaire qui régit le développement humain et les activités du secteur privé dans les grandes villes, puis la capacité à mobiliser les capitaux privés pour contribuer au financement du développement urbain.

Le Premier ministre, Robert Beugré Mambé a salué la qualité du travail des équipes du Groupe de la Banque mondiale, et surtout la pertinence du rapport. « Cet ouvrage est un précieux outil de travail pour l’Afrique Subsaharienne confrontée à une urbanisation rapide. Il représente à la fois un défi majeur et une formidable opportunité de transformation économique et sociale » a indiqué Robert Beugré Mambé, avant de souligner la nécessité de changer de paradigme pour faire des villes de l’Afrique Subsaharienne, des moteurs de production, d’innovation, d’investissement et de création de richesses et non comme des espaces de concentration de besoins.

Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice de Division de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Togo et le Bénin a révélé, au cours de la cérémonie, qu’au cours des 25 prochaines années, l’Afrique subsaharienne devra accueillir 748 millions de citadins supplémentaires, soit l’équivalent de la croissance des 50 dernières années, mais en deux fois moins de temps. « La question n’est plus de savoir si l’Afrique va s’urbaniser. La question est de savoir si nous saurons transformer cette urbanisation en opportunité, en productivité et en prospérité » s’est-elle interrogée, tout en exhortant de passer à l’action à partir de trois principaux axes. A savoir planifier pour que les mauvais choix ne deviennent pas irréversibles, investir dans des infrastructures qui rapprochent les gens de l’emploi et mobiliser le capital privé.

Le ministre de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie, Moussa Sanogo, a quant à lui souligné que les villes permettent aux entreprises d’être plus productives et aux travailleurs d’accéder plus facilement aux emplois, alors elles contribueront à la création de richesses. « A l’inverse, la congestion et l’étalement absorbent les bénéfices de la croissance », déplore-t-il. Poursuivant, il a affirmé que le rapport présenté révèle un intérêt particulier pour l’Afrique Subsaharienne en général, et pour la Côte d’Ivoire, en particulier. « Ce rapport doit notamment nourrir notre réflexion sur les conditions permettant à l’urbanisation de soutenir davantage la productivité, l’investissement et la création de richesses tout en maîtrisant le coût que peut arriver une croissance urbaine insuffisamment difficile. Les enseignements de ce rapport et les échanges de cette journée viendront ainsi nourrir la poursuite des réformes engagées » a-t-il fait savoir.

Nafi SANOGO

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