Assouindé, 28-09-2026 (AfrikMonde.com) Les patrons de la presse en ligne de Côte d’Ivoire ont organisé leur traditionnelle Sortie-Détente-Formation annuelle, les 25 et 26 septembre 2026 à Assouindé, village touristique situé dans le District du Comoé, au sud-est de la Côte d’Ivoire, pour témoigner leur reconnaissance à leurs partenaires ainsi qu’à leurs membres.

Présent à cette rencontre, le président de la Fédération des coopératives minières de Côte d’Ivoire (Fecomci), Koné Seydou a plaidé pour un dialogue entre l’Etat de Côte d’Ivoire et les acteurs du secteur minier en vue d’une solution durable face à l’orpaillage illégal et dévoiler son plan d’actions de l’année 2026-2030.
La plaidoirie de la FECOMCI
Outre les dix propositions de la Fédération des coopératives minières de Côte d’Ivoire pour lutter contre l’orpaillage illégal, le président Koné Seydou a fait un plaidoyer aux autorités ivoiriennes. Pour lui, il n’est pas question de protéger l’orpaillage illégal mais de proposer les conditions pouvant permettre aux acteurs du secteur minier artisanal de respecter les règles qui régissent l’exploitation minière de sorte à vivre de cette activité. « Nous ne demandons pas de protéger l’orpaillage illégal. Nous proposons de construire les conditions permettant aux acteurs qui le veulent réellement de sortir durablement de l’illégalité », a-t-il indiqué.
Les 10 propositions de la Fecomci pour transformer l’exploitation minière artisanale
Recenser et identifier les acteurs ; organiser les artisans en coopératives responsables ; créer un parcours national de formalisation ; former et professionnaliser les artisans miniers ; favoriser des zones d’activités artisanales encadrées ; rendre l’Or artisanal légal entièrement traçable ; sécuriser le circuit national d’achat de l’Or ; faire de l’environnement une obligation ; créer des cadres locaux de concertation ; conclure un pacte national 2026-2030.
Face aux patrons de la presse en ligne de Côte d’Ivoire, le président de la Fecomci, Koné Seydou a indiqué que la victoire durable contre l’orpaillage illégal ne se mesure pas seulement au nombre de sites clandestins fermés, mais aussi au nombre d’acteurs que sa Fédération aura réussi à faire entrer durablement dans la légalité. Selon lui, la coopérative ne doit jamais servir de couverture à l’illégalité mais plutôt devenir un instrument d’identification, d’organisation, de formation, de traçabilité, de responsabilité et d’accompagnement vers la légalité.
Clarisse GBAKU
