Le rideau s’est refermé sur la COP25, à Madrid en Espagne, sur une note d’échec #Environnement

15-12-2019 (AfrikMonde.com) Ouverte le 2 décembre dernier, à Madrid en Espagne, sous la présidence du Chili, la 25e réunion annuelle de l’ONU sur le climat (COP) s’est achevée, le dimanche 15 décembre 2019, sans avancées notables, en matière de protection de l’environnement. Aucun accord n’a été trouvé sur l’article 6 de l’accord de Paris adopté à l’issue de la COP21 organisée par la France.

L’échec est d’autant plus retentissant que la problématique du marché du carbone prévu par l’accord de Paris est resté en suspens. Ce récurrent sujet demeure le nœud gordien de la division des pays sur la question de la protection de l’environnement. Et pourtant, l’article 6 de l’accord de Paris prévoit un système d’échange de droits d’émissions de gaz à effet de serre entre des pays qui en émettent trop, et des pays qui en émettent moins. Concrètement, les réductions d’émissions réalisées par un État pourraient être rachetées par un autre.

Si pour le Sénégal, tous les mécanismes de marché doivent apporter un financement aux besoins d’adaptation des pays les plus vulnérables, la Chine, quant à elle soutient l’instauration d’un marché carbone et souhaite profiter de ses investissements dans des pays en développement pour éviter de nouvelles réductions d’émissions. Pendant ce temps, le Brésil, l’Australie et les Etats-Unis se sont illustrés comme les principaux obstacles aux négociations de la COP25 relatives à l’adoption de l’article 6 de l’accord de Paris.

Le financement à long terme du climat a été l’un des points d’achoppement de la 25e réunion de l’ONU sur le climat. Aucun accord n’a été trouvé sur le sujet. Finalement, il a été repoussé à la COP26 qui se tiendra à Glasgow en Ecosse, en décembre 2020. L’enjeu de ce financement est d’apporter aux pays en développement les moyens de s’adapter au changement climatique. Toujours sur le même sujet, le représentant de l’Egypte, qui se prononçait au nom du groupe africain, a vivement regretté l’incapacité des pays les plus riches à s’engager.

Ephraïm Aboubacar

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