Prévenir la corruption et faire la promotion des bonnes pratiques professionnelles tout en accentuant la responsabilité des utilisateurs de l’intelligence artificielle, tel était l’objectif de la 14 e édition des journées de l’éthique, tenue autour du thème : « l’éthique à l’ère de l’intelligence artificielle » le mardi 27 octobre 2026 au siège de Orange Village, Abidjan.
A l’occasion, le parterre d’experts invités pour la circonstance, a respectivement consenti, que, certes l’intelligence artificielle facilite, aujourd’hui les tâches au quotidien. En revanche, ont-ils soutenu, il revient aux utilisateurs de faire attention, en prenant en compte tout ce qui est confidentiel.
L’I A, l’innovation, la responsabilité et l’action avec intégrité
En effet, au cours du panel, intitulé « l’éthique à l’ère de l’I.A, Innover avec responsabilité, agir avec intégrité », la deuxième du genre, animé par des experts que sont Stéphane Kounandi Coulibaly, directeur de l’innovation, des Startups et du secteur privé au ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique en Côte d’Ivoire, Christophe Boa, expert en gouvernance, risque et conformité et Fitzgerald Bony, directeur général adjoint de l’I.A et de la digitalisation à Orange , Côte d’Ivoire, cette table a servi de cadre de propositions d’idées innovantes.
A titre d’exemples, Stéphane Kounandi Coulibaly, sur cette question a laissé entendre que bien que l’IA soit aujourd’hui, essentiel, pour le développement de l’économie de notre pays, son utilisation doit être encadrer par une charte voire une loi. D’ailleurs, il a fait savoir , qu’outre la loi sur la protection des données à caractères personnelles, son département travaille sur une loi pour encadrer l’utilisation de l’IA.
« l’IA est essentiel pour le développement de l’économie de notre pays. Mais on doit le faire de manière responsable, en mettant des gardes fous », a-t-il indiqué.
Quant à l’expert en gouvernance, il a exhorté de son côté, tout utilisateur de l’IA dans un contexte professionnel à aiguiser son sens de la responsabilité, en ne divulguant pas es données confidentielles à cet outil. Parce que, in fine, a –t-il soutenu, chacun est responsable de ses actes. « Tout ce que vous faites avec l’IA, vous êtes responsables, in fine », a-t-il noté. Et de marteler que chaque utilisateur de cet outil dans une entreprise devrait se poser des questions essentielles à savoir : quelle est la limite que je dois avoir avec telle ou telle outil de l’I A, de sorte à ne pas faire fuiter une information confidentielle propre à son groupe ? Est-ce que les données que je partage sur telle plateforme, j’ai le droit de le faire ? et la dernière, même si j’ai le droit, en quoi je serai responsable juridiquement si l’information venait à être exploitée contre l’entreprise ? Ce sont autant de questions qui de son point de vue devraient permettre d’encadrer l’utilisation des IA dans les entreprises notamment dans des grands groupes comme Orange.
Relativement à la question du panel, le directeur général adjoint, Fitzgerald Bony, a fait savoir que son groupe, eu égard à la problématique de la protection des données personnelles de l’entreprise a mis en place une solution d’IA à l’interne. Ce, dans l’esprit d’éviter que des informations à caractère confidentiels du groupe soit sur la place publique.
« L’IA représente une formidable opportunité pour les États, les pays et les entreprises. Toutefois, il est impératif d’y aller avec responsabilité en se dotant d’un cadre, d’une gouvernance et d’une stratégie pour protéger les clients et les organisations », a-t-il signifié.
Aussi , exhortant à son utilisation, il l’a comparée à une vague qu’ il ne faudrait pas la craindre, mais apprendre à la surfer. « Cela nécessite d’acquérir des compétences pour comprendre son fonctionnement, former le personnel et mitiger les aspects problématiques grâce à un cadre éthique rigoureux (tel que celui mis en place chez Orange Côte d’Ivoire) », a-t-il fait remarquer.
Les usages de l’IA
Spécialiste en déploiement et gestion de projets d’IA, Cédric Akélé, également paneliste lors de cette rencontre, a confié lors des précédents échanges sur la question, qu’en rapport avec l’éthique dans l’utilisation de l’intelligence artificielle en entreprise, l’esprit critique est la compétence que tous employés devraient cultiver. Alex Zan bi, entrepreneur numérique, Co paneliste a pour sa part, affirmé qu’aujourd’hui, étant donné qu’il est de plus en plus difficile, de faire la distinction du faux du réel, lorsqu’il s’agit des données générées par l’IA, tout employé se doit d’assurer de savoir si le contenu est réel ou pas, en mot de vérifier.
A noter, que l’éthique dans l’utilisation de l’intelligence artificielle, selon les experts est avérée. Ainsi, il revient pour eux, à chaque entité de faire établir une charte de son utilisation pour parer à tout usage disproportionné.
Paul Elie Kouakou
