
28 janvier 2020 (AfrikMonde.com) Candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire, le président de Générations et Peuples Solidaires (GPS), Guillaume Kigbafori Soro, était face aux journalistes, dans le cadre d’un déjeuner de presse, le mardi 28 janvier 2020, en compagnie de ses avocats, à l’hôtel Bristol de Paris. A l’occasion, il a indiqué qu’il est victime d’une persécution judiciaire.
« J’ai été, ainsi que mes amis politiques et certains membres de ma famille en Côte d’ivoire, victime ces dernières semaines d’une véritable persécution judiciaire. Cette persécution judiciaire a été possible parce qu’ont été violés gravement des principes qui sont le fondement de l’État de droit et de la démocratie », a-t-il estimé.
Poursuivant, l’ancien président de l’Assemblée nationale a regretté que la violation du principe de la séparation des pouvoirs serait, selon lui, à l’origine d’une telle situation. Se prononçant sur les poursuites judiciaires portées contre lui, il a noté que « ces injonctions sont politiques puisque les dossiers sont vides de toutes charges et ne reposent que sur des anathèmes qui sont ainsi au cœur de véritables complots judiciaires. »
Pour ce qui concerne les enregistrements brandis contre lui, Guillaume Soro les a qualifiés d’illégaux et a indiqué qu’ils sont le fait de mercenaires qui pensaient ainsi le piéger. « Ils ont été tronqués, trafiqués, manipulés, et diffusés (…) », a-t-il avancé. Dans la foulée, il a rappelé que ses avocats ont déposé plainte à Paris, contre les auteurs de ces enregistrements, et contre le Procureur de la République.
Le président de GPS a réaffirmé sa solidarité à tous les leaders de ce mouvement qui font l’objet de poursuites judiciaires, dont plusieurs ont été interpellés et les a rassurés avec l’engagement d’utiliser tous les recours possibles, notamment la CEDEAO ou la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, ainsi que les Nations Unies, en vue de leur permettre de recouvrer la liberté.
Abdoul Kader Soumahoro
