Agboville, le 05-10-2026 (afrikmonde.com) La troisième rencontre trimestrielle des consulats généraux du Burkina Faso de Soubré, Bouaké et Abidjan s’est tenue du 23 au 26 septembre 2026, à Agboville, chef-lieu de la région de l’Agnéby-Tiassa. Organisée à l’initiative de l’ambassade du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, cette rencontre a été marquée par un appel fort à la légalité.
Face à ses compatriotes, en présence des trois consuls généraux, le chargé d’affaires de l’ambassade, Raphaël Sansan Kambou, a exhorté la communauté burkinabè à se détourner de toutes les activités illégales, notamment l’orpaillage clandestin et l’exploitation des forêts classées.
« Il s’agit de nous rapprocher de la communauté burkinabè vivant dans la région de l’Agnéby-Tiassa, en vue de lui transmettre les nouvelles du pays, de recueillir ses préoccupations et suggestions, et de contribuer à renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble avec les populations hôtes », a expliqué le diplomate.
Justifiant le choix d’Agboville, M. Kambou a souligné l’importance de la diaspora dans la région. « C’est une région où il fait bon vivre, qui a accueilli depuis des lustres les Voltaïques, aujourd’hui Burkinabè. La parfaite harmonie qui prévaut ici entre notre communauté et ses hôtes témoigne des excellentes relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, liées par la géographie, la culture et l’économie », a-t-il déclaré.
Abordant la question sensible de l’orpaillage, le chargé d’affaires s’est voulu très direct. Et selon le consul général d’Abidjan, Bationo Peman, de nombreux jeunes d’origine burkinabè sont indexés sur les réseaux sociaux pour leur implication présumée dans l’orpaillage illégal. « Je vous exhorte à respecter les lois, les règlements, les us et coutumes du pays hôte et de vos tuteurs. Il faut éviter les forêts classées et l’orpaillage illégal dans la région », a insisté Raphaël Sansan Kambou.
Le diplomate a également rassuré ses compatriotes sur la situation au Burkina Faso, affirmant que « le pays se porte bien sous la conduite du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso ».
Accueillant l’ensemble des délégations, Bationo Peman a salué la bonne cohabitation à Agboville. « Ici, dans l’Agnéby-Tiassa, il n’y a pas de grand problème. Nous vous encourageons à poursuivre sur cette voie. Nous devons être unis et solidaires », a-t-il affirmé, tout en déplorant le nombre croissant de jeunes qui ternissent l’image du pays en s’adonnant à l’orpaillage clandestin.
Pour sa part, Kaboré Bouraïma, délégué régional du Haut Conseil des Burkinabè de l’extérieur, a salué « une diplomatie de proximité qui est un signal fort d’unité ». À l’instar de Sawadogo Abdoulaye, vice-président régional de la jeunesse burkinabè, il a plaidé pour la mise en place d’un agent enrôleur permanent pour faciliter l’obtention des cartes consulaires.
La cérémonie s’est achevée par quatre communications thématiques sur l’orpaillage, la mendicité, le foncier rural et l’exploitation illégale des forêts classées, ainsi que par une collecte de fonds pour le Fonds de soutien patriotique.
Georges Kalégnon, à Agboville
