AfrikMonde.com (21-12-2025) La première phase du Projet d’amélioration de la gouvernance pour la délivrance des services de base aux citoyens (Pagds), sera clôturée le 31 décembre 2025. Satisfaite de la bonne exécution de ce projet, la Banque mondiale envisage de le reconduire. Marie‑Chantal Uwanyiligira, directrice des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo a annoncé, le mardi 16 décembre 2025, une 2e phase dudit Projet. C’était à l’occasion de la cérémonie de remise de diplômes à 120 jeunes professionnels recrutés et formés par le Pagds. Ces jeunes ont été formés dans plusieurs domaines, notamment le suivi-évaluation, la gestion financière et comptable, la passation des marchés, ainsi que la gestion environnementale et sociale. Cette formation, assurée par le cabinet Setym International, vise à renforcer la performance des projets du portefeuille de la Banque mondiale.
Saluant l’initiative de cette formation, Bamba Vassogbo, Directeur de cabinet adjoint, représentant le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a indiqué que la connaissance est la clé de voûte du développement. « Dans un monde en perpétuelle évolution, il est impératif de s’adapter aux changements et à l’innovation par la spécialisation et la professionnalisation. La constitution d’un vivier de talents nouveaux, outillés et formés aux procédures de la Banque mondiale, capables d’apporter une contribution significative à la mise en œuvre efficace des projets et programmes, s’inscrit pleinement dans cette dynamique », a‑t‑il déclaré. Selon lui, les engagements de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire se renforcent d’année en année. « À ce jour, le portefeuille compte 23 projets actifs pour un volume financier de 4,33 milliards de dollars américains, soit environ 2 598,9 milliards de fcfa », a‑t‑il fait savoir.
Marie‑Chantal Uwanyiligira a souligné également l’importance du capital humain dans la réduction de la pauvreté. « La Banque mondiale a décidé de se focaliser plus que jamais sur la problématique de l’emploi, car on ne peut réduire durablement la pauvreté sans création d’emplois », a‑t‑elle affirmé. Elle a exhorté les diplômés à travailler dur, à s’inspirer de modèles et à ne jamais douter de leurs capacités.
Yao Madeleine, coordonnatrice du Pagds, a insisté sur la nécessité de développer continuellement les compétences face aux défis technologiques et économiques. « Le développement des compétences apporte le savoir, le savoir‑être et le savoir‑faire. Nos jeunes impétrants ont bénéficié non seulement d’une formation académique, mais aussi de modules en développement personnel, en leadership. Ils suivront prochainement des formations en intelligence artificielle, en éthique et en déontologie », a‑t‑elle précisé.
Au nom des impétrants, Marie‑Hermine Aka a rassuré qu’ils mettront à profit les compétences acquises au service du développement.
Nafi SANOGO
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