Centre de traitement des huiles usagées à N’dotré : le rapport de l’étude de préfaisabilité présenté

9-2-2026 (AfrikMonde.com) Le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a initié, avec l’appui technique de Korea Environmental Industry & Technology Institute (KEITI) et l’accompagnement financier de la Banque Africaine de Développement (BAD), a initié une étude de préfaisabilité du Centre de recyclage d’huiles usagées au sein de la casse moderne de N’dotré (2CGN).

Après plusieurs missions effectuées en Côte d’Ivoire afin de recueillir des données fiables et crédibles pour la réalisation de cette infrastructure moderne, le partenaire technique a, officiellement, présenté le rapport final de ladite étude, le jeudi 5 février 2026, dans un complexe hôtelier de la place.

C’était en présence de M. Raymond Laurent Assoua, Directeur de Cabinet du Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat représentant le Ministre Ibrahim Kalil Konaté ; M. Brahima Seyhi, Directeur des déchets industriels et des substances chimiques, représentant le Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique ; M. Kyoung Che Lee, Directeur Général de Korea Environmental Industry & Technology Institute (KEITI) ; M. Roger Brou, Officier senior industriel à la Banque Africaine de Développement (BAD) et de Dr Yao Silvère Konan, Directeur Général de la Promotion des PME et de l’Artisanat (DGPPMEA).

Dans son adresse, le représentant du Ministre Ibrahim Kalil Konaté a remercié le partenaire technique, en l’occurrence KEITI, qui, à travers cette coopération, « partage son expertise et le savoir-faire coréen mondialement reconnu. Je tiens à vous exprimer notre admiration…En acceptant de financer à hauteur de 350 000 dollars cette étude de préfaisabilité, vous offrez à la Côte d’Ivoire, les outils pour faire un saut qualitatif ».

Le Directeur de Cabinet a, également, exprimé les remerciements du Gouvernement ivoirien à la BAD pour l’accompagnement financier ainsi qu’à tous « les partenaires qui ont contribué à la réalisation de ce projet qui confirme l’ambition de la Côte d’Ivoire à réaliser une transformation industrielle respectueuse de l’environnement ».

Avant d’indiquer qu’à « travers ce projet, nous posons les jalons de l’économie circulaire de la Côte d’Ivoire… Notre développement industriel ne doit pas se faire au détriment de la préservation de la nature… ».

Pour finir, il a exhorté les artisans à s’approprier ce projet qui démontre la volonté de l’Etat de moderniser de leur secteur.

« Ce centre que nous voulons mettre en place est le vôtre. C’est la preuve que l’Etat vous accompagne dans la modernisation de votre activité, vos produits et pour accéder à des marchés beaucoup plus formels…Le déchet n’est plus un fardeau mais une ressource… », a conclu le représentant du Ministre en charge du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.

Avant lui, son homologue du l’Environnement et de la Transition Écologique s’est satisfait de la réalisation du projet qui « traduit la volonté de l’État de passer d’une gestion curative à une gestion anticipative et industrielle des déchets dangereux ».

Puis de se réjouir de la construction dudit centre qui « …s’inscrit pleinement dans la vision nationale de transition écologique, qui repose sur trois piliers fondamentaux », notamment, « la prévention des pollutions, la valorisation des déchets dans une logique d’économie circulaire et la protection durable des ressources naturelles… ».

Le Directeur Général de KEITI a, lui, réaffirmé l’engagement de son pays à « accompagner la Côte d’Ivoire dans sa transformation industrielle à travers le savoir-faire coréen ».

Pour sa part, le Directeur Général de la Promotion des PME et de l’Artisanat, s’est félicité de la franche collaboration entre le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat et celui de l’Environnement et de la Transition Écologique qui concourt « à promouvoir l’économie circulaire et à une transformation structurelle respectueuse de l’environnement ».

Notons que le projet vise à développer un modèle économique durable pour la gestion des huiles usagées en s’appuyant sur l’analyse de la chaîne de valeur, le benchmarking des pratiques coréennes et l’implantation d’un centre de recyclage.

Esli Cheick Yvan

AfrikMonde.com