Abidjan,08-07-2026 (AfrikMonde.com) La Côte d’Ivoire est confrontée à une insécurité galopante. Dans leur sale besogne, ces bandits de grands chemins utilisent des stratégies des plus étonnantes pour atteindre leurs objectifs.
Depuis quelques mois, la Côte d’Ivoire est confrontée à une vague d’agression à l’arme blanche et arme à feu à Abidjan et différentes régions du pays. Face à ces multiples cas d’agressions, des opérations Brigade de recherche et d’intervention (BRI) ont permis de mettre le grappin sur plusieurs suspects. Ces cas sont légions en Côte d’Ivoire d’autant plus que la plupart des médias ivoiriens en font échos.
Des articles de presse sur des cas d’agressions
- Le 18 juin 2026, un mineur de 16 ans a été interpelé par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) d’Odienné pour une agression à main armée contre une jeune femme au quartier Soukrouban (AIP–Agence Ivoirienne de Presse) L’attaque, signalée par des individus armés de couteaux, a été enquêtée dans le cadre de l’opération Épervier XI. Le suspect, identifié sous les initiales T.M., était en possession d’un couteau et d’argent volé. Il a reconnu les faits, et les enquêteurs ont saisi les preuves. Les recherches se poursuivent pour identifier d’éventuels complices.
2-La Brigade de Recherche et d’Intervention d’Abengourou a interpelé plusieurs suspects impliqués dans une série d’agressions commises sur des axes menant vers le lac d’Adaou et dans certains quartiers de la ville. Les opérations menées les 2 et 3 mai 2026 ont permis la découverte d’armes, de munitions et d’objets liés à plusieurs braquages signalés dans la région.
»Un homme vêtu de noir, caché derrière notre mur, s’est approché en rampant, et a frappé le bébé pour le faire pleurer à nouveau »
3-Les informations relayées par Police Secours sur ses différents canaux montrent que, depuis plusieurs semaines, des habitants et usagers de certains axes d’Abengourou vivaient dans la crainte d’attaques violentes perpétrées par des individus opérant dans la brousse. Armés de machettes ou d’armes à feu, les assaillants surgissaient brutalement avant de dépouiller leurs victimes puis de disparaître dans la nature. Alertée par de nouveaux signalements, la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) d’Abengourou a lancé une série d’opérations qui ont conduit au démantèlement présumé d’un groupe criminel présenté comme organisé.
4-Le samedi 2 mai 2026, aux environs de 10 heures, une nouvelle alerte parvient aux éléments de la BRI d’Abengourou. Sur place, plusieurs objets attirent immédiatement leur attention. Les policiers mettent notamment la main sur une machette, des documents administratifs abandonnés ainsi qu’une seringue et des plaquettes contenant des substances psychotropes.
« Ils utilisent des nourrissons comme appât », témoigne une résidente.
« Ma famille et moi avons été témoins d’une scène étrange depuis notre fenêtre hier matin entre 1h 30 et 2 h 45 minutes. Quelqu’un a délibérément déposé un bébé, enveloppé dans un lange blanc, juste devant notre portail. Le bébé a pleuré pendant plus de 30 minutes, puis, s’est tu. Un homme vêtu de noir, caché derrière notre mur, s’est approché en rampant, et a frappé le bébé pour le faire pleurer à nouveau. Voyant que personne ne venant s’enquérir de l’état du bébé, il est ressorti de sa cachette pour emmener l’enfant hors de la route, et quelques minutes plus tard, un taxi est apparu et ils sont repartis à bord de cet engin. Nous avons appelé notre voisin pour lui demander s’il a vu quelque chose de similaire. Il nous a dit que c’est la nouvelle tactique des voleurs à mains armées pour s’en prendre aux honnêtes citoyens. Il nous a dit que son aîné en a été victime la semaine dernière. Il a été agressé à mains armées après être tombé dans leur piège. »
Clarisse GBAKU
