SIETTA 2026 : En Côte d’Ivoire, la 5ᵉ édition officiellement lancée à Abidjan

Des innovations annoncées lors de ce lancement (PH/DR)

Abidjan,26-06-2026 (AfrikMonde.com) Ce vendredi 26 juin 2026 à Abidjan-Plateau, le Conseil Coton Anacarde Karité a procédé au lancement officiel de la 5e édition du Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde (Sietta), autour du thème : « La transformation de l’anacarde : au-delà de l’amande », qui se tiendra du 12 au 14 novembre 2026 à Abidjan. Ce, en présence des membres du gouvernement, opérateurs économiques, industriels et partenaires techniques.

« Nous visons une transformation à 100% à l’horizon 20230.C’est une œuvre collective »

Au menu de cette cérémonie de lancement, dont l’objectif vise, à poser les bases d’un salon plus structuré, plus business et plus tourné vers l’exportation, des allocutions officielles, présentations du concept 2026 et échanges avec le secteur privé et les journalistes ont été les maîtres-mots de cette rencontre.A l’occasion, le directeur général du Conseil Coton Anacarde Karité, Berté Mamadou, s’est prononcé sur la vision de la Côte d’Ivoire quant au secteur : « Le pays ne veut plus se limiter à l’amande, mais souhaite valoriser l’ensemble des composantes du fruit, notamment la coque et la pomme de cajou », a-t-il déclaré.

Poursuivant, il a expliqué que ce secteur d’activité représente des opportunités d’affaires massives, d’autant plus qu’à l’en croire, la Côte d’Ivoire dispose d’une importante quantité annuelle de plus de 500 000 tonnes de coques et de plus de 8 millions de tonnes de pomme de cajou. La hissant au premier rang de producteur mondial de noix brutes de cajou, 3 è transformateur mondial de noix de cajou et 2è exportateur mondial d’amandes de cajou.

« Il nous faut regarder ensemble la nécessité de développer de nouveaux segments d’activités dictés par l’existence de nouveaux marchés qui vont nous conduire progressivement vers une économie circulaire du cajou », s’est convaincu Berté Mamadou, DG du Conseil Coton, Anacarde, Karité, avant de se réjouir : « nous visons une transformation de million de tonnes de noix brutes à l’horizon 20230.C’est une œuvre collective ».

« Le pays ne veut plus se limiter à l’amande, mais souhaite valoriser l’ensemble des composantes du fruit, notamment la coque et la pomme de cajou »

Une filière en pleine mutation

Premier producteur mondial de noix brutes de cajou, la Côte d’Ivoire doit cette performance grâce à sa politique gouvernementale qui a fait, de la transformation locale de l’anacarde, une priorité stratégique sur les subventions douanières, fiscales, financières et opérationnelles. En témoignent les résultats suivants : le Taux de transformation locale est passé de 6,2 % en 2014 à 43 % en 2025, tandis que le volume de noix transformées est passé de 40 383 tonnes en 2014 contre près de 659 000 tonnes en 2025.

Quant aux exportations d’amandes, elles sont passées de 8 197 tonnes en 2016 à plus de 107 196 tonnes en 2025. En plus, aujourd’hui, la Côte d’Ivoire compte près d’une quarantaine d’unités de transformation opérationnelles contre trois en 2014.Une performance dont se réjoui Jérôme Ehui, président du Conseil d’administration du CCAK, qui rêve de voir la Côte d’Ivoire intégrer le cercle des nations bio-industrielles grâce à l’implication forte du secteur privé.

Le SIETTA comme catalyseur technologique

Créé en 2014 et institutionnalisé par le gouvernement Ivoirien, le Sietta est aujourd’hui, le plus grand rendez-vous professionnel de l’industrie mondiale du cajou. Cet événement qui a lieu chaque deux ans, est une plateforme de rencontres d’affaires, de transfert de technologie et de promotion des investissements.Rencontres B2B ; conférences et ateliers thématiques ; démonstrations technologiques ; exposition internationale d’équipements et de technologies seront, trois jours durant, au programme de ce rendez-vous.

Les innovations majeures de cette 5 e édition sont, selon Simplice Gueu, membre du Comité scientifique, l’introduction d’un « lounge network » spécialement conçu pour la signature directe de contrats, l’aménagement d’un « Village SIETTA », ainsi qu’une cérémonie de distinction des acteurs clés du secteur. Pour rappel, les éditions précédentes ont vu la participation de 15 000 visiteurs. Un record que les organisateurs entendent distancer.

Clarisse GBAKU