27-2-2020 (AfrikMonde.com) Au cours d’une conférence de presse, le mercredi 26 février 2020, au centre d’information du Mouvement raélien de Côte d’Ivoire à Cocody, la communauté raélienne a annoncé une campagne d’information et de dénonciation de la Conférence de Berlin sur le partage de l’Afrique, pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Cette campagne, selon le Guide-évêque national, Yves Bony, s’inscrit dans le cadre de la décolonisation totale du continent.
« Le 26 février 1885 marquait la fin de la Conférence de Berlin qui avait débuté le 15 novembre 1884. Cette conférence, initiée par le Chancelier allemand Otto Von Bismarck, a été le cadre d’une organisation et d’une collaboration européenne pour le partage et la division de l’Afrique, ainsi que sa colonisation », a expliqué le guide-évêque continental du Mouvement raélien, Tai Ehouan.
Malheureusement, cette balkanisation de l’Afrique a déséquilibré le système politique, culturel et cultuel de l’Afrique, avec pour conséquences la multiplication de conflits avec leurs corollaires de famines et de pillages du peuple africain. Les Raéliens regrettent, en effet, que les conséquences dramatiques des décisions de la Conférence de Berlin sur l’intégrité physique des populations africaines, leur avenir politique et socioéconomique demeurent encore dans l’oubli, au niveau des institutions internationales de justice et de droits de l’Homme.
C’est à juste titre que le Mouvement Raélien lance cette campagne d’information et de dénonciation, en vue d’interpeller la conscience collective sur les atrocités que les Africains ont vécu pendant la colonisation, voire encore aujourd’hui avec la perpétuation des conflits, notamment dans certaines provinces de la RDC.
Ainsi, dans le cadre de cette campagne, plusieurs actions de communication, telles que les conférences publiques, les publications d’articles à travers les médias et les réseaux sociaux. Mieux, le Mouvement Raélien va plus loin, pour demander aux populations, associations et ONG à se constituer en victimes pour saisir la Cour pénal internationale (CPI), à l’encontre des initiateurs de la Conférence de Berlin et des pays européens colonisateurs de l’Afrique.
Elvire Traoré
