Selon plusieurs médias américains, le déplacement inhabituel du directeur de la CIA à Moscou mardi 25 août avait pour but de mettre en garde la Russie contre toute attaque visant l’Otan. De son côté, Donald Trump a minimisé la portée de cette visite indiquant qu’elle relevait d’une « semi-routine », tandis que la Russie a rejeté les « histoires alarmistes » des médias américains.
John Ratcliffe, le patron de la CIA, s’est rendu à Moscou mardi 25 août pour dissuader les Russes d’attaquer un pays de l’Otan. Voilà en tout cas les informations que relaient le Wall Street Journal et CBS deux jours après la rencontre qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. L’agence de renseignements américaine estimerait que Vladimir Poutine pourrait lancer des opérations dans les prochains mois contre des membres de l’Otan, comme une cyberattaque voire même une incursion dans un État balte. Ces derniers temps, plusieurs pays de l’Otan ont déjà été inquiétés par la Russie, par des survols de drones notamment.
Donald Trump avait pourtant minimisé ce déplacement du directeur de la CIA, qualifié de visite de « semi-routine », lors d’une interview mercredi avec un commentateur conservateur, Glenn Beck, laissant entendre que l’entrevue avait pour but de discuter de la guerre en Ukraine. « Nous aimerions que la guerre en Ukraine s’arrête », avait ajouté le président américain, niant également que la question de l’Iran avait été évoquée.
Des « histoires alarmistes », des médias américains
Des affirmations contredites par les médias américains. L’Iran aurait été évoqué par John Ratcliffe, qui aurait menacé de sanctions supplémentaires si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert. De son côté, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que John Ratcliffe s’était rendu à Moscou pour échanger « entre services secrets », sans rencontrer le président Vladimir Poutine. Le porte-parole russe a jugé qu’« il était encore trop tôt pour dire dans quelle mesure cela aura une incidence sur le processus visant à sortir les relations (russo-américaines) de la crise ». Plus tard dans la journée de jeudi, le Kremlin a qualifié d’« histoires alarmistes », les informations de médias américains.
Aucun autre contact futur n’est prévu pour l’heure, a affirmé Dmitri Peskov aux journalistes, qualifiant ces contacts de « positifs » tout en refusant d’évoquer les dossiers sur lesquels les discussions ont porté. Le dernier voyage connu d’un directeur de la CIA en Russie remontait à novembre 2021. David Burns avait alors essayé de dissuader les Russes d’attaquer l’Ukraine, sans succès.
Source : Rfi
