24-12-2019 (AfrikMonde.com) L’ancien Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Kigbafori Soro, n’a pas pu retrouver ses partisans, le lundi 23 décembre 2019, comme il le souhaitait, après 6 longs mois loin de ceux-ci. Alors que son retour au pays semblait imminent, son avion a été dérouté sine die vers le Ghana, avant de terminer sa course en Espagne.
Le faisant, le président de Générations et peuples solidaires (Gps) est allé se mettre à l’abri d’une interpellation en Côte d’Ivoire, où pèsent contre lui les chefs d’accusation de tentative de déstabilisation et de détournement de fonds. Selon le Procureur de la République, Adou Richard Kouamé, qui se prononçait sur les antennes de la RTI, il a été informé par la Direction de surveillance du territoire (Dst) que le député de Ferké projetait d’attenter à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire national, depuis son retranchement hors du pays.
Face à une telle situation, le retour au bercail n’est plus une évidence pour Guillaume Kigbafori Soro qui cherchera plutôt à rallier un pays où il sera totalement à l’abri du mandat d’arrêt international émis par la justice ivoirienne. Les cas de « détournement », de « recel de deniers publics et blanchiment de capitaux », faut-il le rappeler, portent sur la somme de 1,5 milliard Fcfa pour lequel le Procureur de la République a été saisi depuis le vendredi 20 décembre 2019 par l’agent du Trésor contre des proches de l’ex-chef du Parlement ivoirien. Il s’agit notamment de Cissé Mory, Koné Kamaraté Souleymane dit Soul To Soul, N’guessan René et Guillaume Soro lui-même.
Ephraïm Aboubacar
