Côte d’Ivoire : Les mutuelles de développement invitées à investir dans la construction des centres de santé à base communautaire

Abidjan, le 06-11-2026 (Afrikmonde.com) Créées il y a de cela plusieurs décennies, les Formations Sanitaires Urbaines à Base Communautaire (FSUCOM) connaissent un grand succès depuis leur mise en œuvre à Abidjan, où elles ont été implantées par les autorités d’alors pour répondre aux besoins grandissant des populations vivant dans la capitale économique ivoirienne.

Vu les résultats positifs réalisés par ces établissements sanitaires à base communautaire (ESCOM) dans le District autonome d’Abidjan, le gouvernement actuel sous l’impulsion et le leadership du président de la République Alassane Ouattara, a mis tout en œuvre afin d’obtenir un appui budgétaire de plus de 2 milliards de Fcfa auprès de l’Agence Française de Développement (AFD) dans l’optique d’aider les FSUCOM à s’exporter hors d’Abidjan. Une aide considérable qui va permettre la construction de plusieurs FSUCOM dans 2 régions du pays. Il s’agit notamment des régions du Gbôklè et du Gontougo. Toute chose qui témoigne de l’importance accordée aux centres de santé à base communautaire par les autorités ivoiriennes

Le président de la CNA-ESCOM Ouattara Clément (à droite) était face à la presse, ce mercredi 4 novembre 2026, à Abidjan, pour faire le point des activités communautaires de fin d’année 2026.

« Nous tendons vers la fin de l’année civile et nous sommes très heureux car, notre président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara qui a crée ces structures quand il était Premier ministre et qui a toujours accordé de l’importance à ces structures communautaires, a fait un puissant plaidoyer auprès de l’Afd qui a abouti au déblocage d’un appui budgétaire à l’Etat de Côté d’Ivoire à hauteur de 2 milliards 500 millions de Fcfa, dont la convention a été signée en 2025. Cet appui va permettre de sortir les ESCOM d’Abidjan, après plus de 30 ans. Et ces ESCOM seront implantés dans les régions du Gboklê et du Gontougo. Dans chaque région citée, il y aura 2 ESCOM, donc 4 au total, dont les activités vont débuter l’année prochaine. Pour vous dire que le système nous amène à aller désormais vers les villes de l’intérieur du pays. », déclare face à la presse, ce mercredi 4 novembre 2026, Ouattara Clément, président de la Confédération Nationale des Établissements de Santé Communautaire (CNA-ESCOM).

« C’est pour cela que nous voudrons donc dire un grand merci au président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara pour cette innovation sociale qu’il a créée il y a de cela 30 ans et qu’il continue de nous accompagner en tant que président de la République. », poursuit-il.

Aussi, il faut également dire que les réalisations du président de la République et son appel pour le bien-être des ESCOM ont été entendus par des communautés à l’intérieur du pays. En effet, le succès des ESCOM est connu à Abidjan mais l’intérieur du pays, jusque-là resté en marge de ce succès, commence à répondre. Et c’est en cela que les populations du village de Kosso, dans la sous-préfecture de Fresco ont répondu à l’invitation du président de la République en construisant eux-mêmes un centre de santé communautaire, grâce à leur mutuelle de développement.

Une vue du Centre de santé communautaire de Kosso

« Au passage nous saluons le président de ladite mutuelle, ainsi que le PCA qui à été élu à la tête de ce centre de santé communautaire, monsieur Lobognon Clément. Après Kosso, la population de Ouéréguékaha, dans la sous-préfecture de Niakara, a répondu également à l’appel du président de la République en construisant aussi sa FSUCOM. C’est dire que les mutuelles de développement et les coopératives agricoles sont en train de répondre à cette initiative du président de la République depuis 1991 et qui marche très bien. Donc au-delà des 4 structures sanitaires à base communautaire qui seront construites par des bailleurs, des mutuelles sont également en train d’en construire. », révèle le président Ouattara Clément. Non sans inviter les mutuelles de développement des autres localités de l’intérieur du pays à suivre l’exemple de ces villages, qui ont vite compris l’importance des ESCOM dans la prise en charge médicale de leurs populations.

En 1988, la ville d’Abidjan comptait une population d’environ 2 millions habitants repartis dans 10 communes (recensement général de la population, 1988). Il existait alors 11 formations sanitaires publiques de base dans la ville. Le vide sur la carte sanitaire était particulièrement aigu dans les communes d’Abobo et Yopougon. En 1992, deux structures sanitaires publiques fournissaient des soins de santé de premier niveau pour une population de 530 000 à Abobo. Seule une structure publique dispensait des soins de santé de base à la population de Yopougon alors de 543 000 personnes. Dans le souci d’élargir l’accessibilité géographique aux soins de qualité à moindre coût à travers la diversification de l’offre de soins, les concepteurs du projet Santé Abidjan ont proposé une idée novatrice sous la forme des Formations Sanitaires urbaines à gestion communautaire (FSU-com).

La salle d’hospitalisation du Centre de santé communautaire de Kosso, dont l’inauguration est prévue pour le 12 novembre prochain. 

Ces centres sont privés à but non lucratif et fonctionnent avec une gestion communautaire bénévole. La plupart des recettes sont générées par la tarification des actes et la vente de médicaments. Dans plusieurs centres, un système d’adhésion est à la base de l’implication de la communauté. Des prestations de première intention sont fournies ainsi que des consultations curatives, de suivi des accouchements, des soins infirmiers, d’activités préventives et de la vente de médicaments essentiels génériques. La gamme de prestations offertes s’élargit au- delà du paquet minimum d’activités établi par le ministère de la santé dans quelques centres en fonction de ses possibilités et de la demande des clients (consultations de gynécologie et d’autres spécialités, services d’échographie)…

Christ K.