Compétitive de l’agriculture ivoirienne : Le ministre Bruno Koné souhaite une transformation structurelle

Abidjan, le 23-10-2026 (Afrikmonde.com) Bruno Nabagné Koné, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, a levé le voile sur les leviers mis en œuvre par le gouvernement pour une transformation structurelle de l’agriculture ivoirienne.

C’était ce jeudi 22 octobre 2026, au Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC) sis à Abidjan-Plateau, lors d’une conférence qu’il a animée autour du thème : « Secteur informel et agro-industriel : articulation pour une transformation structurelle ».

« La vision du Président Alassane Ouattara est celle d’une agriculture moderne, productive, compétitive, moteur central de l’économie ivoirienne, et qui permet à ceux qui la font vivre de mieux vivre de leur travail », a-t-il affirmé.

Cette ambition est, à juste titre, explicitée dans le Plan National de Développement (PND) 2026-2030 qui consacre la modernisation de l’agriculture, le renforcement des chaînes de valeur agricoles, ainsi que la promotion de l’investissement privé et la réduction de l’informalité.

« L’ambition est de passer d’une agriculture de produits primaires à une agriculture de produits directement consommables », a-t-il assuré. Pour parvenir à cette agriculture performante, le gouvernement entend installer des agropoles dans les grandes régions du pays afin, entre autres, d’encadrer les productions, d’organiser les producteurs artisanaux, tout en réduisant la pression fiscale.

« Cela va permettre de travailler plus efficacement et d’avoir des revenus plus élevés, aussi bien pour nos agriculteurs que pour toute la chaîne de valeur », a-t-il poursuivi. La traçabilité des produits, depuis la plantation jusqu’à la sortie internationale, contribue également à cette transformation structurelle de l’agriculture ivoirienne.

Pour Dr Eugène Aka Aouélé, président du CESEC, dans un contexte de l’après café-cacao, sa chambre consultative se doit d’intervenir par anticipation. À l’en croire, il s’agit de « mieux valoriser notre potentiel agricole en développant la transformation locale de nos productions, la création de valeur ajoutée et les emplois qui en découlent ».

L’enjeu est, selon lui, de mieux sécuriser l’approvisionnement des agro-industries et de renforcer le secteur informel dans sa participation à la création de richesse.

Source : CICG