les personnalités ivoiriennes et quelques membres de la diaspora rwandaise présents à la cérémonie. Ph : Dr.

Commémoration du 32ᵉ anniversaire du génocide perpétré contre les Tutsis : La diaspora rwandaise à Abidjan rend hommage aux victimes

Moment de recueillement, de réflexion, chants, Prières œcuméniques, poèmes en hommages aux victimes et aux rescapés, témoignages, la diaspora rwandaise installée en Côte d’Ivoire, a célébré le 7 avril 2026, dans la sobriété, le 32ᵉ anniversaire du génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda en 1994.A l’initiative du consulat honoraire dudit pays, cette commémoration s’est tenue en présence du ministre ivoirien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, de plusieurs membres du corps diplomatiques et de quelques personnalités ivoiriennes. A l’occasion, Rosemary Mbabazi l’ambassadrice du Rwanda au Côte d’Ivoire, accréditée également auprès du Ghana, du Togo, du Bénin, du Libéria et de la Sierra Leone depuis son poste à Accra, a intervenu en visioconférence. Dans son allocution, elle a insisté sur l’importance du devoir de mémoire, de la justice et du pardon comme piliers indispensables pour prévenir de tels drames et construire un avenir apaisé. Le représentant du système des Nations unies en Côte d’Ivoire, Oumar Diop, a abondé dans le même sens, appelant à une vigilance collective face aux discours de haine et aux divisions identitaires. Pour sa part, la consule honoraire du Rwanda en Côte d’Ivoire, Maître Stéphane Richmond, a rappelé, 32 ans après le génocide, le Rwanda se distingue par sa résilience, sa volonté de s’en sortir et sa détermination à rebâtir. « Le pays s’est reconstruit tant sur le plan matériel qu’émotionnel. Bien que les douleurs demeurent, cette reconstruction est réelle », a-t-elle souligné. Me Richmond a insisté sur le fait que, bien que la réconciliation ne soit pas encore totalement achevée, l’essentiel demeure de prévenir toute répétition de telles tragédies. Le point culminant de cette rencontre a été le témoignage rendu par un rescapé de cet évènement tragique, Abbé Kalisa Gerard, plongeant l’auditoire dans une ‘macabre ‘ ambiance et  de prise de conscience collective.Au-delà de l’émotion, et des différentes interventions, cette cérémonie a réaffirmé un message universel : celui de la nécessité de préserver la mémoire pour éviter la répétition de l’histoire.

Paul Elie Kouakou