
15-1-2026 (AfrikMonde.com) Le Directeur général du Conseil du Café-cacao, Koné Brahima Yves, a levé l’équivoque autour du prétendu blocage de la commercialisation du cacao, le mercredi 14 janvier 2026. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au 23ième étage de l’immeuble CAISTAB au Plateau. Cette rencontre avec les journalistes a été l’occasion pour lui d’apporter un démenti formel aux rumeurs faisant état d’un engorgement des ports d’Abidjan et de San Pedro occasionné, selon ces mêmes rumeurs, par le blocage de la commercialisation de l’or brun ivoirien.
« Il s’agit de fausses informations de nature à troubler la campagne (…) chaque année, la campagne de commercialisation connait par moments des difficultés ; celles de cette année ne sont pas inédites. Elles font juste l’objet de récupération pour des desseins inavoués et partisans », a-t-il précisé, avant de rassurer l’ensemble des producteurs que leur cacao sera effectivement acheté et acheminé vers les usines pour être exporté, conformément aux dispositions du système de commercialisation. « L’acteur premier pour le Gouvernement, c’est le producteur. Toute la production issue des plantations ivoiriennes sera achetée », a assuré le Directeur général du Conseil du Café-cacao.
Relativement à la situation exacte de la commercialisation à ce jour, il a précisé que le déchargement du cacao aux ports de San-Pedro et d’Abidjan n’est pas interrompu. A la clef, 305 camions de cacao d’environ 40 tonnes chacun sont d’ailleurs en cours de déchargement pour cette seule journée du mercredi 14 janvier 2026. Annonçant une inspection de la zone portuaire au sujet des camions qui y sont stationnés, afin de vérifier s’ils disposent bien de connaissements valides.
Dans la foulée, Koné Brahima Yves a regretté la pression exercée de la part de certains opérateurs qui demandent une baisse du prix aux producteurs, alors même que les rumeurs ont un impact négatif sur le cours mondial du cacao qui est passé de 4000 à 3200 Fcfa, soit une chute de l’ordre de 800 Fcfa sur le kilogramme. Il n’a pas manqué d’égrené les actions posées par l’Etat de Côte d’Ivoire en faveur des producteurs de café-cacao, tant sur le plan social que sur le plan de l’amélioration de leurs revenus avec des prix bord champs qui ont atteint les niveaux records de 2800 Fcfa le kilogramme pour le cacao et 1700 Fcfa pour le café.
Nafi Sanogo
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