Côte d’Ivoire/ 3è édition de la Snp : « la Snp doit être perçue comme l’Excellence de notre démocratie », soutient le ministre de la Communication

Abidjan, 23-03-2026 (AfrikMonde.com) Le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a procédé, ce lundi 23 mars, au palais de la Culture d’Abidjan-Treichville, à l’ouverture de la deuxième édition de la Semaine nationale de la Presse, qui se déroulera du 23 au 27 mars prochain. « Comment mieux s’informer : enjeux citoyens et responsabilités des médias » ; tel est le thème retenu cette année.

A l’ouverture de cette édition, Amadou Koné, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement a expliqué que « le problème n’est plus le manque d’informations mais plutôt son excès ». Au regard de cette réalité, il recommande un journalisme de rigueur, d’éthique et de professionnalisme. « Il nous faut un journalisme de rigueur, d’éthique … », s’est-il voulu clair. Toujours dans son intervention, il a félicité l’Autorité nationale de la presse pour ses actions qui « incitent la presse à l’excellence. » Pour lui, en effet, la Snp doit être perçue comme l’excellence de la démocratie de la Côte d’Ivoire. Voilà pourquoi, il a dit être engagé aux côtés de cette institution étatique. « Apprendre à vérifier toute information, c’est apprendre à ne pas être manipulé. Vous avez un rôle à jouer en dépit de l’existence de l’intelligence artificielle. Ne plus consommer l’information de manière passive », a-t-il conseillé.

Donnant les raisons de cette activité, M. Samba Koné, président de l’Autorité nationale de la presse a, pour sa part, expliqué que l’objectif de cette tribune est la quête d’une information de qualité.

« Nous voulons placer le journaliste au cœur de l’information, insérer également le citoyen nouveau dans l’information car nous voulons un citoyen éduqué. Nous voulons en définitive, aider notre jeunesse à comprendre le système de l’information », a expliqué le président Samba Koné, non sans mettre en garde contre les dangers d’un environnement informationnel dominé par la désinformation et la manipulation. Pour lui : « Mieux s’informer, ce n’est pas seulement consommer plus d’informations, mais apprendre à vérifier les sources, à distinguer les faits des opinions et à analyser les contenus, notamment visuels ».

Il s’est attardé sur la nécessité de la formation des professionnels des médias. Sans langue de bois, il a dit que s’informer, c’est décoder, déceler les sources, apprendre à analyser les images, décrypter une image, une vidéo. L’essentiel de cette rencontre est l’animation du thème central par des experts du secteur dont Dr Alfred Dan Moussa ancien Directeur général de l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC) Polytechnique et l’enseignant-chercheur Dr Ahmidou Touré.

Pour eux, le journaliste et « rien que le journaliste », est le seul qui est habileté à donner l’information après collecte et traitement. Le reste, poursuit-il, c’est de la communication, des rumeurs que l’on diffuse sur les réseaux-sociaux.

« Le journaliste est celui qui est attaché aux faits. Il faut l’éducation-média pour mieux s’informer, apprendre à vérifier une information, apprendre à décrypter la vraie information. Le journaliste doit établir une sorte de confiance entre lui et le citoyen lambda. Un journaliste doit respecter sa signature et la faire respecter », ont-ils exhorté les professionnels des médias.

« Ce que l’IA donne est fade », a conclu M. Alfred Dan Moussa.

Cette activité sera meublée par des conférences, des panels, des ateliers et des visites d’immersion dans les structures de production de l’information.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, dont l’ambassadeur d’Allemagne en Côte d’Ivoire, des représentants du Sénat, de la Chine et du ministère de l’Éducation nationale, des organisations professionnelles, des responsables ainsi que des étudiants d’établissements d’enseignement secondaire et supérieur.

Clarisse GBAKU

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